Il se rapproche du salarié dans la mesure où il exploite le fonds pour le compte du mandant dans le cadre d'une mission qui précise les normes de gestion et d'exploitation du fonds à respecter et les modalités du contrôle susceptible d'être effectué par le mandant. Mais à la différence du salarié, il est beaucoup plus autonome, il est inscrit au RCS, il n'est pas soumis au droit du travail, il ne cotise pas au régime général de Sécurité sociale et, au titre de sa rémunération, il perçoit non pas un salaire mais une commission proportionnelle au chiffre d'affaires qui intègre les charges d'exploitation qu'il a engagées.
Le caractère hybride de ce régime peut conduire à des conflits de qualification. Il existe notamment un risque de requalification en contrat de travail si le mandataire n'a pas assez de liberté : en 2010, la Cour de cassation a ainsi requalifié les contrats de 17 gérants-mandataires en contrat de travail (Soc. 8 juin 2010, F-D, n° 08-44.965).
Publié par Tiphaine BEAUSSERON
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