Installer un restaurant gastronomique dans un village de 600 habitants, c’est un pari audacieux. Pourquoi Malling plutôt qu’une ville ?
J’ai travaillé sept ans en centre-ville de Metz, mais ce que j’ai toujours aimé, c’est la campagne. Même quand le restaurant tournait bien, il manquait les espaces, la nature. Avec la vision que j’ai de la cuisine, je ne me sens bien qu’à la campagne.
Vous vous définissez comme un ancien cancre qui a tout trouvé derrière les fourneaux. Qu’est-ce que ça change, de réussir quelque chose qu’on n’était pas censé faire ?
Mes parents ne voulaient pas que je fasse un apprentissage, j’ai dû redoubler deux fois pour obtenir mon brevet et entrer à l’école hôtelière. Mais depuis l’âge de 15 ans, je voulais faire de la cuisine. Dès que j’ai eu mon tablier, j’ai su que c’était pour moi. Aujourd’hui, j’ai une certaine fierté vis-à-vis de mes anciens profs qui disaient que j’étais un bon à rien. Je prouve que quand quelque chose me plaît, je travaille.
Avez-vous une spécialité régionale à votre carte ?
Je n’ai pas vraiment de carte fixe, elle change tous les mois. Mais je travaille entièrement en local : légumes de maraîchers, agneau, cochon, Black Angus... J’aime cuisiner le sandre, un poisson de la région. En saison, la mirabelle, la quetsche, les champignons (cèpes, morilles). Et le gibier, en période de chasse uniquement.
Publié par Stephanie DECOURT
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