L'Umih 45 tape du poing sur la table

Pithiviers (45) En assemblée générale dans le nord-Loiret, le syndicat a affiché son volontarisme face aux difficultés que connaît le secteur.

Publié le 09 mai 2014 à 13:23

C'est un discours de combat qu'a tenu Jean-Louis Jama, président de l'Umih 45, lors de l'assemblée générale qui a eu lieu à Pithiviers, le 5 mai dernier. Il a notamment dénoncé la réforme des aides à l'apprentissage. "Beaucoup de jeunes nous arrivent en apprentissage par défaut, ne sachant ni lire, ni écrire, ni compter correctement et sans aucune culture. C'est affligeant. Il serait bon que l'Éducation nationale se réveille un jour (…), qu'elle arrête de dénigrer nos professions manuelles."

Même volontarisme contre les pratiques des OTA ou des émetteurs de titres-restaurants, dénoncées notamment par le président des hôteliers de l'Umih 45, Gilbert Guttin. Vigilance également face aux chambres d'hôtes et aux food trucks qui commencent à se développer dans les régions. Face à ce constat alarmiste, Jean-Louis Jama en a appelé à la solidarité des professionnels pour arrêter "l'hémorragie", avec une quarantaine d'établissements rayés de la carte départementale l'an passé.

Pour l'Umih 45, l'avenir passe aussi par la "défense de la ruralité, des circuits courts et du fait maison". Le syndicat travaille d'ailleurs avec la chambre d'agriculture pour favoriser le développement des circuits courts avec les agriculteurs locaux. Une solution qui pourrait favoriser les Maîtres restaurateurs, qui ne sont que 22 dans le Loiret comme le regrette le président des restaurateurs, Dominique Salmon.


Vers un syndicat régional ?

Face à ces difficultés, le syndicat perd des adhérents (333 l'an passé contre 417 en 2009) avec un taux de pénétration de 30 %. En réponse, le trésorier Dominique Degenne s'interroge : "Dans trois ou cinq ans, ne faudrait-il pas effacer l'échelon départemental au profit d'un syndicat régional pour être efficace ?" Jean-Louis Jama préfère une "communauté de moyens" entre les syndicats départementaux. Plus que la guerre, le président des cafés-bars-brasseries de l'Umih 45, Pierre-Emmanuel Degenne, appelle au "dialogue". "Il y a une mutation de nos métiers et des attentes des clients. Toutes les formes de restauration doivent pouvoir exister !"


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Publié par Jean-Jacques TALPIN



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