Restaurants : l'appel à rouvrir, malgré l'interdiction, dénoncé par les organisations professionnelles

Publié le 01 février 2021 à 18:30

L’appel de restaurateurs à ouvrir à partir d’aujourd’hui, lundi 1er février, à l’heure du déjeuner, n’est pas goût des organisations professionnelles. « En tant qu’organisation responsable, [on] ne peut soutenir une opération de désobéissance civile qui mettrait en péril les restaurateurs. Cet acte pourrait entraîner des amendes mais aussi des fermetures administratives plus longues que ce que la crise du covid-19 impose » indique le syndicat de la rue d’Anjou. Le président de la branche nationale des restaurateurs de l’Umih, Hubert Jan, s’interroge aussi sur l’objectif à atteindre. « Je ne comprends ce qu’ils veulent obtenir. Les entreprises sont globalement sécurisées. En ce qui nous concerne, nous accompagnons tous les jours et au cas par cas tous les dossiers qui n’aboutissent pas. Les outils qui ont été mis en place par le Gouvernement permettent aux petites et moyennes entreprises de tenir mais il faut les prendre et les gérer. Ce sont les grosses entreprises qui sont aujourd’hui les plus en danger. Cet appel à rouvrir est une publicité négative qui va à l’encontre de la profession. Ce sont des batailles d’égos, avec des gens qui veulent exister au travers des médias. On va encore montrer du doigt notre secteur alors que la quasi-totalité des professionnels respecte ce qui leur est imposé. Il n’est pas question de cautionner ce type de comportement même si nous connaissons et mesurons l’immense désarroi dans lequel nos professionnels sont plongés ». Un sentiment largement partagé par le président national des restaurateurs du GNI, Laurent Fréchet. « Je peux comprendre que le manque d’activité pèse sur le moral et la trésorerie, mais personnellement, je suis légaliste. Cet appel risque surtout de peser sur notre crédibilité et sur l’ensemble de la profession, voire jouer sur la réouverture. Et cela me scandalise. Faire ça n’a aucun sens et ceux qui le font risque cette fois de tout perdre, notamment les indemnisations dont ils bénéficient. Cela n’a rien de courageux, c’est juste un non-sens. Depuis décembre, la profession n’a jamais été aussi aidée. Ce nouveau confinement est plus dur parce qu’il fait suite une période d’activité compliquée, il y a également la rémunération des TNS qui n’est pas résolue mais ce qui est mis en place réduit l’hémorragie. Nous avons obtenu que la VAE et la livraison n’entrent pas dans le calcul du fonds de solidarité. Avant de braver la loi, il y a encore des solutions. »

Covid19 Covid19 #restaurants# Hubert Jan #laurentfréchet#

 


Publié par Sylvie SOUBES



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