Christophe Blanchet craint pour l'avenir des traiteurs et veut instaurer un principe d'antériorité sur le voisinage

Calvados Issu d'une famille de restaurateurs, ayant lui-même dirigé plusieurs établissements, Christophe Blanchet a été vice-président de l'organisation professionnelle départementale CHR avant d'être député de la 4ème circonscription du Calvados (LaRem). Parmi ses combats, instaurer une clause d'antériorité pour protéger les installations des nouveaux voisins.

Publié le 08 octobre 2019 à 19:51

Vous connaissez parfaitement le secteur de l’hôtellerie et de la restauration. Comment abordez-vous les sujets d’actualité comme les contrats courts ?

J’ai débuté dans le métier à 16 ans et je milite pour les ‘CHRDLLC’ : cafés, hôtels, restaurants, discothèques, lieux de loisir et casinos. Je suis notamment vice-président du groupe tourisme à l’Assemblée Nationale et les sujets sont nombreux. Nous avons de graves inquiétudes concernant les traiteurs, qui sont directement impactés par la réglementation sur les contrats courts. Il ne faut pas tuer ce métier et il faut penser aux répercussions sur les autres métiers liés à l’événementiel comme les fleuristes. Nous devons continuer de discuter car certains métiers n’ont pas d’autres choix que de faire appel à des contrats courts.

La création de nouvelles licences IV annoncée par le Gouvernement s’inscrit dans vos travaux…

J’ai en effet déposé cette année une proposition de loi sur la création de licences IV rurales mais j’y mets une condition, qu’il n’y ait pas de zone protégée. Si on veut permettre aux petites communes de retrouver cette convivialité dont elles ont besoin, il faut être pragmatique. Dans un village, tout est proche et il faut pouvoir s’implanter à proximité de l’église ou de l’école. Certaines logiques doivent évoluer.

Vous défendez le principe d’antériorité. Vous y mettez quoi ?

Le législateur doit faire preuve de bon sens. Le principe d’antériorité pose un cadre clair. Quand vous aménagez par exemple au-dessus d’un bar, d’un théâtre ou d’une salle de spectacles, vous le faites en connaissance de cause. Aller se plaindre ensuite des nuisances sonores n’est pas normal. Il faut protéger les installations des nouveaux voisins. Londres a pris un arrêté dans ce sens car les riverains mettaient la nuit en péril. C’est aussi l’histoire du coq ou du clocher à la campagne. Nous devons instaurer et généraliser chez nous ce principe d’antériorité.

Que pensez-vous de l’article 13  du projet de loi Engagement dans la vie locale et proximité de l’action publique, qui prévoit l'extension des pouvoirs du préfet aux maires concernant les fermetures administratives ?

Avant toute chose, il faut, aujourd’hui, mettre en place un véritable protocole qui permette au commerçant de prouver sa bonne foi, en imposant par exemple des délais : si la vidéo surveillance est écrasée au bout de 28 jours, la mise en cause du commerce doit être effective avant les 28 jours. Il existe dans certaines villes des commissions des débits de boissons qui permettent de désamorcer la situation, là aussi, le principe devrait être généralisé, peut-être à l’échelon des intercommunalités, mais il est salutaire car il met tout le monde autour de la table. Etendre au maire le pouvoir d’effectuer une fermeture administrative ne me paraît pas opportun. En période électorale, le maire pourrait être tiraillé entre les habitants et les commerçants. Et puis, c’est un danger pour les municipalités qui devront rendre des comptes, peut-être financièrement, en cas de fermeture injuste ou excessive.

licence #NuisancesSonores# #Voisinage# #FermeturesAdministratives# ruralité #ChristopheBlanchet# #Calvados#


Publié par Sylvie SOUBES



Commentaires
Photo

En cliquant sur publier vous acceptez les [conditions générales d'utilisation]

Voir notre Politique des données personnelles



Vidéos-Podcasts


Newsletter

Ne Ratez plus l'actualité , abonnez-vous à la newsletter quotidienne !


Dernières offres d'emploi

Serveur H/F

93 - ROSNY SOUS BOIS

Le Koya recrute des serveurs pour l'ouverture de son nouveau établissement. Restaurant bistronomique situé sur la commune de Rosny sous bois. Nous recherchons des personnes motivés avec une relation client et un savoir faire pour ce poste. Numéro pour nous contacter : 07 56 80 56 16

Posté le 13 avril 2024

Second de cuisine (Sous-chef de cuisine) H/F

85 - BREM SUR MER

Restaurant Les Genets,1 étoile au guide Michelin,situé sur le litoral Vendéen, recherche, H/F: Second de cuisine ou Chef de partie cuisine et Pâtissier à partir de Mars-Avril. Poste évolutif.Cdd ou Cdi. Possibilité de logement sur place. Capacité de 26 Couverts. Salaire selon expérience. 2.5 jours d

Modifié le 13 avril 2024

Chef de rang H/F

75 - PARIS 06

Le Nesle, brasserie traditionnelle française, recherche une/une CHEF DE RANG afin d'accompagner son développement Une maitrise de l'anglais est demandée car quartier très touristique - Plusieurs postes disponibles. Mail: brasserienesle@gmail.com - Tél : 01.46.34.85.19.

Posté le 12 avril 2024