On connaissait les vols de troncs dans les églises, bien sécurisés aujourd’hui. On connaissait moins le vol de cagnotte de haut vol comme ces 1 300 € réunis pour le départ du chef de l’Élysée en 2004, Joël Normand. Le Palais avait alors dépêché dans les vestiaires, où était rangé la cagnotte de départ dans un casier fermé à clé, la brigade de recherche. Elle avait vite identifié les empreintes du coupable, un apprenti. Mais pour les vols des étrennes du personnel posées sur les comptoirs, peu de chance que la police déploie de grands moyens. “Détrompez-vous !”, affirme Lorrie Robichon, gérante de l’hôtel-restaurant Le Duguesclin à Saint-Brieuc (Côtes-d’Armor), victime de ce type de larcin et fort bien reçue par la police. “Nous avons affiché sur les réseaux l’image floutée du voleur de notre tirelire du personnel qui contenait 20 €. J’ai porté plainte pour le principe. Dans l’heure, le voleur était appréhendé. Il a été jugé au tribunal judiciaire le 12 novembre, car il devait accumuler d’autres infractions. Nous n’avons rien changé à nos habitudes en replaçant la même tirelire sur le bar, car ce n’est pas aux victimes de changer leurs habitudes”, explique la gérante, bien plus affectée par le vol d’une cagnotte pour une enfant malade logée à côté de la caisse d’une boulangerie. “J’ai été effarée par le nombre de messages provoqués sur les réseaux suite à notre post. De nombreux confrères partagent notre expérience mais aussi des coiffeurs, des centres commerciaux…”, constate l’hôtelière.
Des sérials voleurs de pourboires
À Bordeaux, un quinquagénaire “d’excellente présentation” écumait les bars et restaurant jusqu’à Pessac pour commettre ses larcins en série. La police a retrouvé chez lui toute une collection de petits cochons dont celui du Côté Zinc, qui contenait 300 €. Le voleur sévissait depuis un an avec le même mode opératoire. Une autre victime, le bistrot de l’Alouette toujours à Bordeaux, a depuis préféré changer son fonctionnement. “On a fait un trou dans le comptoir signalé par une flèche où les clients déposent leurs gratifications, qui tombe dans un tiroir fermé à clé et relevé tous les soirs”, explique, fataliste, Carla Frias.
Publié par Francois PONT
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